«Tout ça me rappelle le temps du nazisme»

Marie-Thérèse Ross en 2022. (Capture Facebook)
Ho dovuto leggere l’articolo un paio di volte, non ci volevo credere a quanto scritto, stiamo tornando indietro nel tempo e non per le buone ragioni, anzi… Due persone uccise a pistolettate da cowboys della domenica ed un bel numero di persone rinchiuse in una prigione per 17 giorni ed altri che non ne sono ancora usciti, da queste prigioni : e questo sarebbe ridare agli Stati Uniti il prestigio di un tempo???
Etats-Unis «Tout ça me rappelle le temps du nazisme»
Cette Française a été arrêtée, le 1er avril, à son domicile de l’Alabama par la police de l’immigration américaine, en raison d’un visa expiré. Finalement libérée il y a huit jours, elle a donné une interview à «Ouest-France» et au «New York Times».
| LIBERATTION | 25/04/2026 |
Si elle a décidé de prendre la parole dans la presse, c’est pour devenir la «porte-parole de [ses] codétenues». Marie-Thérèse Ross, 86 ans, est interviewée ce samedi 25 avril par Ouest-France et le New York Times. La première prise de parole publique de cette Française placée sous les verrous par la police de l’immigration américaine, ICE, au début du mois. Au total, elle a passé dix-sept jours en centre de détention, après avoir été arrêtée à son domicile d’Anniston, en Alabama. C’est là qu’elle vivait depuis le printemps 2025 avec son «amour de jeunesse» retrouvé sur le tard, Billy, un ancien soldat américain, brutalement décédé en début d’année.
Le 1er avril au petit matin, «cinq policiers» se présentent pour «arrêter une grand-mère», raconte Marie-Thérèse Ross à Ouest-France. Au quotidien français, elle dit avoir été embarquée en chemise de nuit, les menottes aux mains et les chaînes aux chevilles. ICE lui reproche un visa de 90 jours dépassé. L’ancienne secrétaire fait en fait partie des milliers de personnes visées par le programme d’expulsion massive de l’administration Trump, qui a conduit notamment à la détention de nombreux conjoints de soldats et d’anciens combattants américains. Les mêmes qui bénéficiaient auparavant d’une plus grande clémence en vertu de politiques que Donald Trump a abolies lors de son second mandat.
Prier «le bon Dieu»
Embastillée dans la prison de Birmingham, Marie-Thérèse Ross doit enfiler «une salopette vert de gris, sale», et partager sa cellule avec une quinzaine de personnes. «J’étais terrorisée», confie l’octogénaire. Trois jours plus tard, elle est menée vers le centre de rétention de Basile, en Louisiane, dans des conditions là encore difficiles. «On était enchaînées les unes aux autres, au niveau des pieds.» A l’intérieur, «un ramdam» incessant, des odeurs insupportables, et des «gardiennes [qui] hurlaient tout le temps».
C’est grâce à ses compagnes d’infortune, «des Sud-Américaines adorables», que la Française désormais de retour dans l’agglomération nantaise dit avoir tenu, en priant «le bon Dieu». «L’une s’était fait arrêter au volant de sa voiture, une autre sous les yeux de ses enfants, devant l’école, qui, depuis, sont gardés par l’une de ses voisines.» Et Marie-Thérèse Ross de poursuivre : «Les arrestations arbitraires, les chaînes au pied, les appels en pleine nuit, la tenue, orange pour nous les migrants, verte pour les homosexuelles, rouge pour les criminelles, tout ça me rappelle le temps du nazisme.
Si elle prend la parole, une semaine après avoir été rapatriée en France à la suite d’une intervention de la diplomatie hexagonale, c’est pour ces femmes côtoyées dans les geôles : «Je leur ai dit : je vais parler de vous pour que les gens sachent ce que vous vivez. Mon but, c’est de fermer ces établissements.»
Marie-Thérèse Ross en 2022. (Capture Facebook)

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