
Triste Tigre
AUTORE

- Neige Sinno
Après une thèse en littérature américaine et des études poursuivies aux États-Unis et au Mexique, elle se consacre à l’écriture, exerçant comme traductrice et enseignante de littérature vacataire à l’université.
CASA EDITRICE
- LES ÉDITIONS FAYARD
EDITIONS P.O.L
Triste Tigre
di Neige Sinno
EDITIONS P.O.L | Data di uscita: 08/2023 | ISBN : 978-2-8180-5826-8
Non ne volevo proprio parlare di questo libro, mi ha attanagliato fin dall’inizio e non me la sentivo di aggiungere altro a quello che l’autrice ha scritto, ma come per un libro di qualche mese fa “Nobody’s Girl”, leggere un testo del genere sembra quasi come consentire od ammettere che situazioni del genere siano qualcosa del tutto normale. Non c’é niente di normale, anzi, come già scritto altre volte un pugno nello stomaco é molto meglio, si fa per dire.
Triste tigre è un racconto abitato da ossessioni che alimentano altre ossessioni, un libro dove le domande conducono a sempre altre domande, con la volontà di “sfinire” il soggetto con interrogativi, ipotesi e ragionamenti. Fargli la pelle con le parole. Il linguaggio, Neige Sinno ne conosce il potere, ma, per quanto assoluti siano il suo desiderio di verità e la sua sincerità, conosce anche i limiti delle parole nel raccontare ciò che è per essenza indicibile e inaudibile; per tradurre quel dentro.
E l’esperienza stupefacente, pietrificante di questo racconto infligge al lettore una sola testimonianza ed una unica certezza, quella che nello scontro con il suo soggetto, Neige Sinno ha la meglio, grazie alla sua scrittura, come anche la finezza e audacia.
No Comment!!!
TRAMA
Tratto dal sito della Casa Editrice:
Neige Sinno vient d’un milieu très modeste, à la limite de la précarité, née de parents hippies néoruraux qui se sont séparés. Et elle devait avoir 9 ans quand le nouveau compagnon de sa mère a commencé à abuser d’elle. Ou peut-être était elle plus jeune encore, murée dans le silence – parler aurait désintégré la famille et jeté sa mère dans un plus grand dénuement. Le choc du traumatisme a ainsi brouillé à jamais la chronologie des faits dans la mémoire de quadragénaire qui écrit. Les lieux des sévices, eux, sont restés gravés : la cave, le lit conjugal, toutes les pièces de la maison jusqu’au grenier, que l’enfant observait en dissociant son esprit de son corps supplicié.
L’écrivaine confirme ainsi la manière dont toutes les victimes d’inceste tentent de survivre au trauma. En revanche, elle s’inscrit en faux contre les mirages de cette nouvelle doxa qu’est la résilience : même ceux qui, comme elle, sont arrivés à construire leur vie d’adulte (en faisant des études, en devenant parents, etc.) demeurent marqués pour toujours. Aucun retour possible à l’innocence.
Elle s’efforce de parvenir d’abord à une éclairante justesse, en affirmant que le viol est plus « une question de pouvoir que de sexe ».