Questo articolo l’ho scovato per caso sul sito del quotidiano «L’Orient – Le Jour» e mi è sembrato giusto aggiungerlo al dossier di questo mese, articolo che mette in risalto la parte bella dell’insegnare e dell’apprendere, dell’imparare, delle vecchie penne e della scuola di qualche anno fa.

Lascio a voi trarne le debite conclusioni…

Le blues de l’instituteur


Le blues de l’instituteur

IMPRESSION
Fifi ABOU DIB | OLJ | 19/10/2017

L’année scolaire est bien engagée maintenant. Le rythme est pris, les rêveurs tombent de leur nuage, on renoue avec la discipline, réveil matinal, concentration, brève décompression et, de nouveau, écouter, noter, assimiler, restituer. L’école orchestre le mode de vie de toute la population. Elle réorganise l’économie, modifie les heures de pointe, règle ou dérègle la circulation.

On a parfois l’impression que la ville tout entière est suspendue au souffle des élèves, au silence des murailles qui les entourent. L’humeur de la famille est quasiment réglée sur les succès et les échecs des enfants, les devoirs du soir, la procrastination à tout âge, exaspérante mais si compréhensible après de longues journées d’enfermement.

Et le mal-être des uns, l’arrogance des autres, les petites et grandes misères de l’écolier ordinaire, harcelé ou harceleur, victime ou bagarreur, membre d’une clique ou fier solitaire. Ici se forge en modèle réduit la société du futur. La principale autorité est l’instituteur, le maître, ou plutôt la maîtresse, les femmes étant majoritaires dans le secteur de l’enseignement scolaire.

Car c’est entre leurs mains, plus encore que celles de leurs parents, vu la répartition du temps entre l’école et la maison, que les élèves sont à la fois éduqués et instruits jusqu’à la sortie, moment où ils constitueront une promotion, voire une génération, avec ses manies, ses tropismes, ses goûts et ses dégoûts, sa manière d’être au monde et d’y apporter un changement.

Longtemps, « éduquer » (ex-ducere, conduire hors, hors des ornières et des limites, élever) et « instruire » (littéralement construire l’intérieur) furent inséparables.

Aujourd’hui, l’éducation est plus souvent laissée à des parents velléitaires et l’instruction confiée aux seuls enseignants qui font ce qu’ils peuvent, avec des enfants que la culture digitale a habitués au moindre effort, avec la concurrence de l’internet et ce sentiment de l’inutilité du savoir, dès lors que l’omniprésent ordinateur le met à la portée de tous.

Les livres eux-mêmes, ces poids si lourds au fond des cartables, tombent en désuétude. Les tableaux, même passés du noir au vert, les craies qui permettaient aux allergiques de se faire porter pâles à l’infirmerie, la calligraphie, langue au coin des lèvres, les stylos à encre, le papier quadrillé font aujourd’hui ricaner.

… On a parfois l’impression que la ville tout entière est suspendue au souffle des élèves, au silence des murailles qui les entourent …

Fifi ABOU DIB

Journaliste, L'ORIENT - LE JOUR


LA SCUOLA, CASA DI VITA E SCIENZA

A partire della pagina 240 del libro di don Vittorio ci sono le nostre tracce di vita a scuola, testimonianze raccolte nel nostro sito e anche racimolate dallo stesso don Vittorio, una fiumana di ricordi che si leggono senza respirare e batter ciglio…

L’école doit décidément se réinventer pour ne pas ressembler à une capsule hors du temps. Et pour se réinventer, il faut de nouveaux outils, des enseignants sous formation continue, adaptés à l’époque, sachant se poser à la jonction entre les valeurs intemporelles et de nouvelles manières de transmettre, de communiquer une passion, apprendre à réfléchir, à trier les informations, à faire avancer un débat, rebondir sur une idée.

Au risque de voir leur indispensable rôle disparaître.

Ordinateurs ou pas, le rôle du maître n’a jamais été facile. Mais il est lié à ce que nous avons de plus animal, de plus instinctif : la chair de notre chair. Plus que jamais ils ont besoin de notre soutien. N’en soyons pas avares.