Foto Tomas Kostadinov

Quinto episodio, o come già segnalato tempo fa “quinta lettera dell’alfabeto”, spezzone sempre tratto dal famoso libro “Le Liban de A à Z” di cui vi ho parlato qualche tempo fa.

Pubblichiamo qui di seguito sotto la lettera “E” il capitolo dedicato al periodo dello “Estivage”, le vacanze in montagna o come si direbbe qui on Francia, il periodo della “transumance”…

Buona lettura

Diego


Estivage

Dans le dictionnaire, le mot “estivage” s’applique surtout aux troupeaux qui séjournent pendant l’été dans les pâturages de montagne. Au Liban, il est utilisé pour évoquer le déplacement de la population vers la montagne pour y passer l’été.

Les zones propices à l’estivage ont changé au fil des ans, non que le climat se soit transformé, mais la guerre a détruit certains lieux qui ont ainsi perdu, même avec le retour de la paix, leur pouvoir d’attraction : ainsi Sofar, Dhour el-Choueir, Bologna (“Le Bois de Boulogne”), Bhamdoun, Aley étaient jadis des endroits privilégiés où il faisait bon vivre pour fuir la chaleur estivale.

Les familles aisées y possédaient des villas cossues ou louaient des chambres d’hôtel pendant deux ou trois mois. Aujourd’hui, les localités de Broumana, Baabdate, Beit-Mery, Ajaltoun, Kleyate, Rayfoond, Achkout, Kfardébiane, Deir el-Kamar, Baakline, Beiteddine, Jezzine, Ehden (pour les gens de Zghorta ou de Tripoli) s’animent encore en été.

Certaines sont littéralement prises d’assaut par les touristes arabes au point qu’on se croirait, en se promenant le soir, dans une rue de Djeddah – avec la liberté en plus. L’hiver venu, ces localités se transforment en villes fantômes. Seule celle de Kfardébiane (comprenant Fakra et Faraya) sort son épingle du jeu en raison des sports d’hiver.

A cause de la crise économique et des embouteillages qui retardent leurs déplacements, la plupart des Libanais ont perdu l’habitude d’estiver. Mais ils gardent encore des souvenirs émus de leurs “estivages” passés, synonymes de farniente et de dolce vita!