Uscito il 1 Marzo qui in Francia, non sono ancora riuscito a districare la matassa “tempo-spaziale” per spendere un paio d’ore cinematografiche e andare a vedere il film, anche perché è uscito un po’ dappertutto ma non è ancora arrivato qui nel profondo sud-ovest francese, wait and see…

Il film è stato presentato anche al Festival di Cannes del 2016, selezionato per la “Semaine de la critique”, primo lungometraggio del cineasta libanese Vatché Boulghourjian, il film è stato anche premiato con il “Prix de la Découverte” al Festival del Film Francofono a Namur, Belgio. Tramontana, racconta la storia di Rabih, un giovane cantante cieco che attraversa il Libano dopo aver scoperto che non era il figlio biologico dei suoi genitori. Il resto lo lasciamo al film stesso…

Qui di seguito uno degli articoli, tratto dal sito del settimanale “Courrier International”, che parlano del film e della sua storia, ma vi consigliamo anche di andare a rovistare il sito del quotidiano “L’Orient-Le jour”, articolo qui, che ne parla più in profondità e che cerca di spiegare meglio i meccanismi “interni” del film stesso.

Diego


En salle. “Tramontane” : un musicien aveugle comme métaphore du Liban

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Vatche Boulghourjian suit la quête d’identité d’un jeune aveugle dans un Liban hanté par les spectres de la guerre civile. Le film, porté par un acteur non voyant dont c’est la première expérience au cinéma, sort ce 1er mars en France.

Désignant un vent qui souffle en Méditerranée, la tramontane, qui donne son titre au premier long-métrage de Vatche Boulghourjian, peut aussi, dans une autre acception, signifier “une certaine désorientation”, explique le quotidien libanais L’Orient-Le Jour : “Georges Brassens ne chantait-il pas ‘J’ai perdu la tramontane’ ?

La désorientation va naître chez Rabih, le personnage principal du film, au moment de retirer son passeport à la Sûreté générale. Rabih est né en 1989, un an avant la fin de la guerre civile qui a ensanglanté le Liban durant quinze ans. Musicien et chanteur doué, le jeune homme a été rendu aveugle par un accident lorsqu’il était enfant. Il prévoit de participer avec sa chorale à un concert en Europe. Mais, lorsqu’il se présente pour les formalités, ses papiers d’identité se révèlent être des faux.

Pour remédier au problème, il lui faudrait fournir un certificat de naissance – qui reste introuvable. Rabih ne tarde pas à découvrir la vérité : sa mère n’est pas sa mère biologique ; elle l’a adopté après que son frère, “l’oncle Hisham”, a ramené Rabih (alors bébé) d’une zone de combats où ont été tués ses vrais parents. Commence alors une difficile quête d’identité.

Présenté à Cannes, en 2016, dans le cadre de la Semaine de la critique, le film a également reçu le Prix de la découverte au Festival du film francophone de Namur. Sans être “exempt des défauts d’un premier film” – ainsi que le souligne le magazine spécialisé Variety –, il “plonge de façon fascinante à travers les innombrables couches de duplicité et d’amnésie volontaire qui sont nées de la guerre civile et qui continuent d’entraver la psyché de la nation [libanaise]”. La cécité du héros devient ainsi la métaphore d’une société qui peine à regarder ses fantômes en face. Surtout, relève L’Orient-Le Jour, Tramontane est “magnifiquement interprété” par un jeune musicien aveugle de naissance, Barakat Jabbour, dont c’est le premier rôle au cinéma.